Poils au menton : pour beaucoup, c’est le signe du passage du duvet à la barbe… bienvenue dans la cour des grands. Mais rassurez-vous, face à ces invités surprises, les dermatologues ont enfin mis tout le monde d’accord sur la meilleure méthode d’épilation !
Pourquoi les poils au menton font-ils leur apparition ?
La pilosité, ce phénomène aussi naturel qu’un lever de soleil… Mais que l’on soit adepte du « zéro poil » ou partisan de la pilosité libérée, difficile de passer à côté de ces poils qui élisent domicile sur le menton. La science – et la vie – s’accordent à dire qu’ils sont généralement liés à des fluctuations hormonales. Et plus précisément, c’est souvent lors de la ménopause que la fête commence ! Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sautes d’humeur, mais aussi peau plus fragile et sèche : la ménopause dégaine toute la panoplie. Cerise sur le gâteau, des poils peuvent s’inviter sur les joues et le menton, des zones autrefois épargnées.
Après la ménopause, les poils deviennent parfois plus sombres, plus drus – exit le simple duvet, bonjour le poil de compétition. Le Dr Reyhan Amode, dermatologue et vénérologue, explique qu’il existe alors une « hyperandrogénie physiologique » : c’est-à-dire une petite poussée naturelle des hormones masculines, les androgènes. Ils sont naturels, certes, mais ils peuvent devenir source de complexe, surtout quand ils s’installent sur le visage. Bonne nouvelle : on peut parfaitement s’en débarrasser, à la maison comme en institut.
Qui est concerné ? Facteurs et explications
L’apparition des poils sur le menton dépend principalement de trois grands facteurs :
- Les hormones – en tête de file, la testostérone (eh oui, produite aussi par les femmes, en quantité moindre)
- L’âge – les années passent, les poils pointent
- La carnation – mauvaise nouvelle pour les brunes, elles sont souvent plus touchées !
Si plusieurs femmes dans votre famille arborent fièrement (ou non) des poils au menton, les chances sont hélas élevées que vous les imitions. D’un autre côté, certaines femmes sont confrontées à l’hirsutisme : une pilosité très développée sur le bas du visage, là encore à cause d’un souci hormonal. Mais le plus souvent, c’est une hausse de la testostérone qui explique le phénomène. Pendant la ménopause, la production d’œstrogènes, ces hormones féminines, diminue et la testostérone prend un peu le dessus – d’où le retour de manivelle pileux sur le menton.
Les fausses bonnes idées : pince à épiler et cire, attention !
Deux ou trois poils au menton qui se battent en duel ? La première tentation, c’est la pince à épiler ! Pratique, rapide, mais attention, elle a ses limites. Pour procéder en toute sécurité :
- Désinfectez votre pince avant usage
- Nettoyez bien la zone à épiler
- Arrachez le poil dans le sens de la pousse pour éviter les poils incarnés
Mais voilà : si la peau ou la pince ne sont pas propres, bonjour les problèmes. On peut risquer infection ou réactions cutanées indésirables. Et la cire alors ? Le Dr Amode recommande de la laisser au placard. Elle retire aussi le duvet naturel et, selon le dermatologue, « le raser ou l’épiler stimule le duvet et pourrait favoriser sa transformation en poil sur les zones dites androgéno-dépendantes ». En résumé : soyez sélective dans vos armes anti-poils !
La méthode que les dermatologues recommandent enfin : le laser… et l’électrolyse, la solution ultime !
Quand la pilosité du menton dépasse le stade du simple duo, les crèmes et les cires s’avèrent inefficaces sur le long terme. Le Dr Reyhan Amode conseille alors de consulter un spécialiste pour déterminer la méthode la plus adaptée à votre situation, sans risquer de stimuler le duvet alentour. Et là, deux options phares sortent du lot :
- Le laser : Très prisé, il permet d’éliminer le poil à la racine, notamment les poils noirs (pour les blancs, passez votre chemin, car le laser cible les pigments, pas les poils décolorés !).
- L’électrolyse : Technique ancienne mais redoutable. Une fine aiguille fait passer un courant électrique au niveau du bulbe, détruisant définitivement les poils les plus clairs, mais aussi le duvet.
Attention, ces techniques nécessitent plusieurs séances pour un résultat durable. Elles ne sont pas à prendre à la légère, en particulier si votre peau est sensible. Prendre rendez-vous avec un dermatologue avant de vous lancer est indispensable afin d’éviter toute déconvenue. Mieux vaut prévenir que guérir… ou que s’irriter !
En somme : que l’on ait un seul poil rebelle ou que l’on vive un florilège pileux post-ménopause, il existe des solutions éprouvées et sûres. Le plus important reste de s’écouter, oser demander conseil, et prendre soin de sa peau – car une belle peau, c’est souvent le début du bien-être !











