Je n’y prêtais pas attention : le vrai danger des petites veines apparentes
Nous sommes nombreux à les connaître, parfois un peu trop intimement : ces petites veinules qui serpentent comme des branches sur les cuisses, les mollets ou autour des chevilles. Souvent ignorées, elles semblent banales et inoffensives. Mais faut-il vraiment leur accorder plus d’attention ? Si la question vous démange, attrapez vos lunettes et suivez la piste de ces petits vaisseaux (qui, promis-juré, ne conduisent pas au trésor).
Les varicosités : discrètes mais omniprésentes
Les varicosités, ce sont ces petites veines rouges, bleu foncé ou violacées qui deviennent visibles à travers la peau. On les appelle aussi « télangiectasies ». Leur surnom allemand, « Besenreiser », leur a été attribué en raison de leur allure qui rappelle les ramures d’un petit balai !
Ce qui se passe ? Lorsque les fines veines superficielles perdent de leur élasticité, elles se dilatent sous l’effet d’une pression qui s’exerce trop longtemps sur les vaisseaux sanguins… et elles apparaissent. Bonne nouvelle, généralement seules les veines superficielles sont touchées — les plus profondes, elles, mènent leur petite vie tranquille.
Les zones stratégiques pour ces veinules sont, sans grande surprise :
- Les cuisses
- Les mollets
- La région des chevilles
Si, statistiquement, les femmes sont davantage concernées, c’est parce que leur tissu conjonctif se relâche plus souvent, ce qui favorise la dilatation des veines — question d’hormones et de biologie.
Pourquoi apparaissent-elles ?
Parmi les principaux coupables, citons l’insuffisance veineuse. Mais ce ne serait pas aussi simple sans quelques acolytes ! Voici ce qui favorise la formation des varicosités :
- Rester trop longtemps assis, debout ou même allongé (votre série préférée y laisse des traces)
- Le surpoids et le manque d’exercice, qui ralentissent le flux sanguin (et font peser un peu plus les jambes, au passage)
- Les hormones féminines, notamment les œstrogènes, qui relâchent les tissus et la paroi vasculaire
- L’utilisation de la pilule contraceptive ou la grossesse, situations idéales pour la distension des veines
- La nicotine, l’alcool et le port régulier de chaussures à talon
Le combo parfait pour que non seulement les varicosités pointent le bout de leur nez, mais aussi pour déclencher la sensation redoutée de jambes lourdes et fatiguées. Félicitations, vos jambes sont officielles candidates au club des veines apparentes !
Faut-il les traiter ? Et si oui, comment ?
D’un point de vue médical, on peut souffler : ces petites veines ne présentent aucun danger pour la santé. Leur principal souci ? Un look qui ne plaît pas à tout le monde. C’est donc souvent pour des raisons esthétiques qu’on décide de les éliminer.
Côté traitements, deux méthodes dominent :
- Le laser : Idéal pour les zones très fines, il provoque une détérioration de la paroi veineuse, qui finit par mourir. Plusieurs séances peuvent s’avérer nécessaires.
- La sclérothérapie : On injecte une solution alcoolisée dans la veine dilatée pour en irriter la paroi. Résultat : elle s’obstrue et disparaît elle aussi, sur plusieurs séances si besoin.
Quoi qu’il en soit, le choix du traitement reste personnel. Et pour ceux qui les aiment bien, aucune raison de s’alarmer : elles ne mordent pas.
Prévenir leur apparition : mission possible ?
Si on ne choisit pas toujours ses parents, on ne choisit pas non plus la génétique : l’apparition des varicosités est souvent héréditaire. Impossible donc de les éviter totalement. En revanche, il y a des astuces pour garder des veines en forme ! Le meilleur moyen ? Bouger !
La contraction des muscles lors d’une activité physique exerce une pression bénéfique sur les veines, synonyme de bonne santé vasculaire. À cela peuvent s’ajouter :
- L’utilisation de teintures d’herbes ou de pommades qui améliorent l’irrigation sanguine de la peau
- Des extraits végétaux comme le marron d’Inde ou le petit houx, pour donner à vos jambes toute l’hydratation dont elles ont besoin
Alors non, les promenades ne résoudront pas tout, mais elles n’ont jamais fait de mal à personne. Sauf, peut-être, aux escargots inattentifs.
En conclusion : de la vigilance, oui, de la panique, non !
Les varicosités font désormais moins mystère. Elles s’invitent souvent discrètement sur nos jambes, et si elles restent bénignes, il n’est pas interdit de les chouchouter ou de les ignorer majestueusement, selon l’humeur du jour. Moralité : si le miroir commence à zoomer sur vos jambes, vous savez maintenant que derrière leur apparence anodine se cachent de sacrées petites histoires de circulation sanguine.












